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Petite histoire du Foyer

Foyer Lilla Monod / Petite histoire du Foyer

Notre histoire est notre base de lancement vers l’avenir

Du « Refuge » au « Foyer Lilla Monod »

01Les premières années

Notre Foyer a été fondé sous le nom « Le Refuge » en 1879 par quelques dames protestantes en vue de venir en aide à des jeunes filles en difficulté. Il occupait deux maisons attenantes aux n° 59 et 61 de la chaussée de Vleurgat.

Le Refuge protégeait ces jeunes filles des influences extérieures ( prostitution, jeunes filles sans papiers, employeurs indélicats,…) en maintenant cet abri en un espace clos. Dans cette maison fermée, les jeunes travaillaient pour assurer une partie des dépenses: lessive, couture pour des clientes extérieures. L’enseignement était  assuré dans les murs et les offices religieux étaient célébrés sur place. Il régnait dans » Le Refuge« une discipline rigoureuse.

Plusieurs directrices ont eu une influence importante dans l’évolution du Refuge: Isala van Diest, première femme belge médecin ayant  fait ses études de médecine en Suisse en 1877 ; elle s’est inscrite ensuite à l’ULB en 1880. Elle prend la charge de la maison, en assure la surveillance et le secrétariat jusqu’en 1902. C’est elle qui aura fondé avec Marie Popelin ( première licenciée en Droit en Belgique) la ligue belge des Droits de la Femme.

 

02Période des deux guerres

En 1903, suite au délabrement de ces bâtiments, le foyer fut déplacé à son emplacement actuel, spécialement construit à cette fin au 26 de la rue du Prévot. Dans ce nouvel immeuble, chaque pensionnaire a droit à sa propre chambre. Un véritable luxe pour l’époque.

En 1912, la loi sur la protection de l’Enfance a été votée et le Refuge reconnu comme maison de ré-éducation avec régime scolaire (les cours étaient donnés par des bénévoles

Madame Lilla Monod, préfète de l’école Gatti de Gammond jusqu’en 1919, a assumé le rôle de Présidente du Refuge de 1917 à 1935. Cette forte personnalité, multi-diplômée,  qui a tenu tête à l’occupant au point de passer devant le conseil de guerre allemand en 1917, va profondément modifier le fonctionnement du foyer. En 1923, le Refuge est  constitué en asbl  et se modernise en devenant une institution semi-ouverte. Un véritable enseignement primaire y est organisé et les jeunes filles seront bientôt autorisées à travailler au-dehors.

Durant la seconde guerre mondiale, le foyer abrita 8 jeunes juives pour les soustraire à l’occupant. Une grande solidarité avec les anciennes permit de modérer les conséquences des restrictions consécutives à la guerre.

03Nouveau nom et jusqu'à nos jours

En 1954, sur les conseils des juges des enfants, le Refuge se transforme en Foyer de semi-liberté, ce qui permet aux jeunes d’étudier et de travailler à l’extérieur.

L’Assemblée Générale de 1957 décide de modifier le nom de l’institution en « Foyer Lilla Monod ».

Le 8 avril  1965 est promulguée la loi sur la protection de la Jeunesse.

Le Foyer Lilla Monod obtient son agréation par le Ministère de la Justice pour un accueil de 30 jeunes filles âgées de 15 à 21 ans en 1971. Le vote de la loi sur la majorité à 18 ans (le 1er mai 1990) les obligera à être confrontées très jeunes à la responsabilité d’adulte.

Le 4 mars 1991,  a été adopté, par la Communauté française de Belgique  le décret relatif à l’ Aide à la Jeunesse, afin de « déjudiciairiser » la protection de la jeunesse. Actuellement, tant le tribunal de la Jeunesse que le Service d’Aide à la Jeunesse font appel au Foyer comme institution d’aide.

A noter aussi le soutien reçu dès 1886 de la famille royale et la visite de la reine Fabiola au Foyer en 1972.

Auteur et source

– Source : E-M Braekman « LE REFUGE « Foyer Lilla Monod » – Tiré à part du Bulletin IX- 3 de la société d’Histoire du Protestantisme Belge – Bruxelles – 1982